Tournus, porte de la Bourgogne du Sud

Tournus, ville de Saône-et-Loire située en bord de Saône, est une des « portes d’entrée » de la Bourgogne du Sud. Elle est particulièrement fréquentée pour son abbaye St Philibert, de style roman clunisien, remarquablement conservée.

Vue sur Tournus

Vue sur Tournus depuis les bords de Saône


 

Si pour les amateurs d’art roman, l’abbatiale St Philibert est le joyau de Tournus, la ville recèle toutefois d’autres monuments très intéressants :

l’hôtel-Dieu

le musée Greuze

les églises Ste Madeleine et St Valérien, et la chapelle St Laurent

le musée du vélo
 

L’hôtel-Dieu

Cet ancien hôpital a été construit au XVIIème siècle. Il comporte trois grandes salles pour les malades : une pour les hommes, une pour les femmes, et une pour les soldats (achevée en 1792). Ces salles ont été bâties selon des dimensions impressionnantes : 21 mètres de long, 11 de large et une hauteur sous plafond de près de 9 mètres. L’hôtel-Dieu comporte également deux chapelles, et une des plus anciennes apothicaireries de France. Les pots en faïence bleue et blanche y sont rangés dans un grand meuble en noyer, dans de petites niches délimitées par des colonnettes torsadées. Le plafond est peint d’une grande fresque avec deux angelots. Enfin, on trouve une pièce où sont rangés les plats, assiettes et pichets en étain ; cette pièce possède également un plafond peint.

L’hôtel-Dieu a cessé progressivement son activité d’hôpital entre 1974 et 1982. Il est classé Monument historique depuis 1964.

 

Tournus - Hotel-Dieu - jardin (Dvdbramhall - flickr)

Les jardins de l’Hôtel-Dieu

Tournus - Hotel-Dieu - apothicairerie détail (Dvdbramhall - flickr)

Les pots de faïence de l’apothicairerie

Tournus - Hotel-Dieu (Dvdbramhall - flickr)

Salle des malades – Hôtel-Dieu de Tournus

Tournus - apothicairerie de l'Hotel-Dieu (Dvdbramhall - flickr)

Apothicairerie de l’Hôtel-Dieu à Tournus

 

Le bâtiment de l’Hôtel-Dieu abrite également le Musée Greuze, depuis 1894. Jean-Baptiste Greuze, peintre et dessinateur français, était né à Tournus le 21 août 1725. Il est mort à Paris en 1805. Ses œuvres assurent la transition entre la peinture du XVIIIème et celle néoclassique du début du XIXème. Il peignit de nombreux portraits et excellait dans les représentations de jeunes filles, comme La Jeune Femme au chapeau blanc (ci-dessous). Deux salles du musée lui sont consacrées, avec deux auto-portraits et de nombreuses gravures originales.

 

Jean-Baptiste Greuze - auto-portrait

Autoportrait – Jean-Baptiste Greuze

J-B Greuze - le chapeau blanc

Le chapeau blanc (1780)

J-B Greuze - Jeune fille et son oiseau mort

Jeune fille pleurant son oiseau mort (1759)

 

Le musée Greuze comporte d’autres collections de peintures, dessins et sculptures d’écoles du XVème à l’art contemporain, mais aussi beaucoup de pièces archéologiques. Les objets présentés permettent de comprendre l’histoire du Tournugeois, du paléolithique à la période mérovingienne, et retracent l’évolution du peuplement de la région.


 

Le patrimoine religieux de la ville comporte encore trois églises qui méritent un passage :

l’église Ste Madeleine : cette église du XIIème siècle est bien de style roman, et son clocher rappelle celui du transept de St Philibert. Toutefois, les voûtes de la nef centrale ont été refaites en ogives au XVème siècle. Mais c’est son beau portail roman qui fait toute la particularité de cette église.

Tournus - eglise Ste Madeleine (Lautergold - flickr)Tournus - porche église Ste Madeleine (Filoer - flickr)

 

l’église Saint-Valérien : construite au tout début du XIème siècle, par un abbé de St Philibert, cette église est pourtant située à l’extérieur du monastère. Depuis quelques décennies, elle n’est pas consacrée au culte et abrite aujourd’hui un antiquaire.

Tournus - église St Valérien (Filoer - flickr)

 

la chapelle St Laurent : située à l’extérieur de la ville, au Nord, cette ancienne chapelle date sans doute du Xème siècle. De dimensions modestes, avec un plan simple et un tout petit clocher, elle présente de manière remarquablement conservée, des murs construits en « arête de poisson » (en opus spicatum), c’est à dire avec des pierres diposées en oblique, orientées en alternance dans un sens puis dans l’autre. A l’intérieur (les jours d’ouverture) on peut encore y voir des traces de fresques.

En parcourant la vieille ville, le visiteur pourra encore admirer deux maisons de style gothique, et quelques hôtels particuliers. L’hôtel de ville date du XVIIIème siècle, et comporte un cadran solaire sur le côté.

 

Enfin, on pourra visiter le musée du vélo, beaucoup plus récent. Ce musée retrace toute l’histoire de la petite reine à travers des spécimens de vélocipèdes et autres bicycles, en passant par le fameux grand-bi et la bicyclette de facteur de 1940. Il présente également des collections d’objets liés au cyclisme, dont une grande partie relative au Tour de France.

 

Pour + d’infos sur la ville et ses visites, consultez le Site officiel de la Ville de Tournus : http://www.tournus.fr/

A consulter : la page consacrée à l’abbaye St Philibert (historique, description, photos).

 

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Page mise à jour le 23 septembre 2018

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